Lundi 11 août 2008
... pour le tournoi de Flushing Meadow, à New York, qui débutera le lundi 25 août. Cette année, chez les hommes, le tournoi s'annonce particulièrement palpitant. L'autiste sera prêt à mourir pour gagner, quant à la petite pleureuse suisse va jouer sa survie en tête du classement mondial ...
Par Jul
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Vendredi 13 juin 2008
Tom a quitté Roland Garros et Paris le jour des demi-finales dames. Avant de partir, il a dit à Jul que Nadal allait battre Djokovic en 3 sets, que Federer allait battre Monfils en 4 sets, puis qu'en finale Nadal mettrait une raclée à Federer. Il avait vu juste. Notez que ce n'était pas dur d'avoir 20/20 en pronostic pour ces trois derniers jours. Tom parti pour Londres afin d'y voir les qualifications du Queen's, Jul se retrouva tout seul pour assister à la triste fin de ce Roland Garros. Il a envoyé un e-mail à Tom pour tout lui raconter et faire le bilan de cette édition 2008. En voici la copie :

"Tom,

Et comme le quidam lui-même l'aurait prédit avant même le début du tournoi, l'autiste espagnol s'est imposé pour la quatrième fois sur la terre de la porte d'Auteuil. Je crois qu'il commence à en agacer plus d'un, mais cela ne changera rien. Ce n'est pas de sa faute s'il n'a pas de concurrence, m'a dit un journaliste lorsqu'il m'a vu un soir insulter Nadal devant un écran de télévision qui rediffusait son match. Pourquoi ce journaliste m'at-il dit ça ? Il faut dire que, sous le coup de l'énervement, je venais de traiter Nadal de "petit enculé de ses morts" en voyant la rouste qu'il était en train d'infliger à Djokovic. Ce n'est pas de la faute de Nadal, certes, s'il est au-dessus des autres, mais c'est pourtant lui et seulement lui qu'on a envie de tenir pour principal responsable de l'absence de spectacle et d'émotion. Il est impressionnant, soit. Mais pourquoi tient-il à gagner sans perdre un set ? Pourquoi tient-il à être si loin devant ses adversaires ? Et puis, je déteste ceux qui en veulent toujours plus. Il a gagné 4 fois Roland Garros, qu'est-ce qu'il attend maintenant ? Entrer dans l'histoire ? Foutaise ! Les victoires uniques sont les plus belles. Noah, Muster, Gaudio, Vilas, Costa etc ... Nadal est fou, mais pas dans le bon sens du terme, je pense. Soit, c'est un mal pour un bien. Le jour où Nadal va perdre à Paris, l'émotion sera sans aucun doute immense. Et plus il gagnera de Roland Garros avant ce jour qui sonnera pour nous tous comme une délivrance, comme une libération, plus l'émotion sera grande. J'ai hâte. Si tu savais à quel point j'ai hâte, à quel point nous avons hâte d'assister à ce moment. Comment peut-on être amateur de tennis sans l'attendre avec impatience ce moment où un joueur gagnera le dernier point de la partie face à lui, avant qu'il ne quitte le court tête basse, sans doute en versant une larme !

Mais on en est pas encore là. La seule chose que l'on sait pour l'instant, c'est que le premier mec qui battra Nadal à Roland n'est pas Federer. Il vient de prendre la claque de sa vie. Comme dirait Lionel Chamoulaud, il s'est violemment fait torcher le derch dimanche. Sans surprise, sans émotion. La victoire de Nadal n'a pas plus provoqué d'émotion que l'entrée sur le central des ramasseurs de balles en début d'après-midi. On a été privé de finale. La faute à Nadal, la faute à Federer. La faute au public aussi, sans doute. Federer a été soutenu, certes, mais pas assez. Nadal aurait dû être sifflé. Ivanisevic, à Bercy en 1993, a été sifflé par le public parce qu'il faisait trop d'aces ! Pourquoi ne pas siffler Nadal parce qu'il assomme trop son adversaire par ses coups droits gagnants ? 

Je retiendrai quand même quelques belles images de ce Roland Garros 2008. En vrac, la folie du serbe Bozoljac lors des qualifs, prêt à arracher son tea-shirt à chaque faute directe, la décontraction et la dégaine du brésilien Tomaz Bellucci qui, voyant qu'il était bien meilleur que Nadal au premier tour, a décidé de le laisser gagner, fair-play. Je retiendrai aussi la grisaille perpétuelle, ce temps constamment dégueulasse. Je retiendrai la déroute de Mauresmo, battue par une inconnue dans la quasi-indifférence, je retiendrai aussi les gens qui sortaient du stade en silence du match de Santoro contre Ferrer. Je retiendrai aussi la fin houleuse du match énorme entre Robredo et Gicquel, pendant laquelle ce dernier aurait conseillé à l'arbitre d'aller se faire mettre. Je retiendrai la coupe de cheveux de Gulbis, genre fils de chroniqueur mondain à Figaro Madame. On entend le parquet qui craque quand il marche ! Je retiendrai aussi la méchanceté de Federer avec les journalistes. Hautain, le suisse a très mal pris sa défaite en finale. Il n'a pas encore compris qu'il ne gagnera jamais Roland Garros ... "Je veux tout gagner" a-t-il dit en conférence de presse. Sait-il que les carrières les plus belles sont les carrières à trous ? Je retiendrai aussi la joie de Ljubicic battant Davydenko, la seule joie vraiment pure et authentique que nous avons vu cette année à Roland. Je retiendrai le plateau de fromage de la soirée des journalistes, le visage de la fille qui servait des bières à la cantine, elle ressemblait à Marthe Keller en 1971. Et puis, je retiendrai bien évidemment ma voisine de droite pendant la finale. Charmante. Heureusement qu'elle était là. Je serai parti dès la fin du premier set, sinon !

Bon tournoi du Queen's,

Jul"

Par Jul
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Jeudi 5 juin 2008

gaël Monfils sauve-t-il la deuxième semaine de la morosité ? La question fait bien évidemment débat. A Roland Garros, les spectateurs avisés - j'entends par là, les journalistes spécialisés dans le tennis - avaient donné David Ferrer vainqueur en trois sets. Il y a donc eu une surprise. Une belle surprise, même, puisqu'il s'agit d'un français, d'un parisien, premier français à se qualifier pour le dernier carré depuis Sébastien Grosjean, en 2001. Si le public a vibré pendant le match, si l'audience TV a surement été très bonne au moment de la balle de match, qui s'est joué vers 19h30, les spécialistes étaient sceptiques. En sortant du stade, j'ai entendu quelques spectateurs dire qu'ils n'avaient jamais vu un si beau match ... On pourrait être scandalisé par de tels propos, d'autant que la personne qui a prétendu cela n'était plus toute jeune, et qu'elle était censé avoir vu le Ashe / Fibak de 78, le Vilas / Noah de 1981, le Noah / Lendl de 83, le Mcenroe / Lendl de 84, le Leconte / Noah de 85, le Leconte / Becker de 88, le Chang / Lendl de 89, le Leconte / Chesnokov de 90, le Connors / Chang de 91, le Mcenroe / Kulti de 92, le Leconte / Stich de 92, le Muster / Agassi de 94, le Courier / Sampras de 96, le Rafter / Bruguera de 97, le Pioline / Safin de 98, le Graf / Hingis de 99, le Gonzalez / Ferrero de 03, le Gaudio / Coria de 04, et j'en passe !

Oui, le match de Monfils a sans doute été un peu chiant, par moment. Comme le faisait remarquer un journaliste franco-allemand après le match, journaliste présent chaque année Porte d'Auteuil depuis les années 60, ça force le respect, comme il faisait remarquer, Monfils n'est qu'un attentiste, et il a battu Ferrer comme le père Roger-Vasselin avait battu Connors (pouah, quel souvenir ignoble pour tous les amoureux du tennis) en 1/4 de finale en 1983, c'est à dire en remettant tout mollement au centre pour ne pas donner d'angle à l'adversaire, et en attendant la faute. Cela dit, Monfils a bien servi, très bien même, il a bien bougé (beaucoup mieux que le chantre de l'anti tennis, Roger-Vasselin, en 83), et il a bien retourné (quelques retours décroisés long de ligne méritraient d'être sur dailymotion ou youtube). Bref, il a bien joué, mais ce n'est ni Noah, ni Leconte, ni même Tsonga. Le corps athlétique et fiévreux de Monfils, sa posture lorsqu'il campe au fond du court (le dos courbé, comme s'il faisait le guet à la chasse au gibier, une très belle attitude cela dit), cachent très bien le manque de panache de son jeu. Ne nous méprenons pas : Monfils a un jeu atypique, très atypique, et il a de temps en temps le sens du show, il fait du bien au tournoi, mais ça s'arrête là. Ce n'est ni un artiste, ni un magicien.

en photo : Monfils qui s'entraîne avec Nadal. Se retrouveront-ils en finale ?

Par Jul
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Mercredi 4 juin 2008

Tom et Jul ont assisté au match opposant Nadal à Amalgro sur le court central, ce mardi. Ils se sont retrouvés en sortant du stade et ont partagé leurs impressions. Ils n'ont pas été très inspiré par ce match, même s'ils ont trouvé qu'Almagro aurait vraiment pu jouer avec sa gueule dans un film de Monicelli de 1951. Quant à Gulbis, et sa gueule à jouer dans un film de Jospeh Losey de 1971, il les a encore moins inspiré.

Jul : En fait, j'ai regardé le film de Reisz sur CineClassics, "Morgan, fou à lier" !
Tom : Ah bien ! Moi, j'ai enregistré "la solitude du coureur de fond", mais je ne l'ai pas encore regardé.
Jul : Tu vas aller voir le Desplechin au cinéma ?
Tom : Non, plutôt le dernier Wenders ... Je ne sais pas quand il sort, je vais regarder sur internet.
Jul : Je me fais bien un steak tartare ce soir.
Tom : Oh, ne me parle pas de ça ! J'ai super faim depuis le début de l'après-midi ! Tu le fais toi-même le steak tartare ?                                                                                                                                                                                   
Jul : Oui, oui, je vais aller au Monoprix, je crois que je n'ai plus de câpres chez moi.                                                
Tom : Quel froid, quand même !                                                                                                                                                      
Jul : Je n'ai jamais vu ce temps là début juin ... C'est encore pire que l'année dernière, et pourtant !                          
Tom : Au fait, qu'est-ce que t'as pensé du match de Nadal ?                                                                                                
Jul : de quoi ?                                                                                                                                                                             
Tom : du match de Nadal ?                                                                                                                                                           
Jul : Ah ! Je ne sais pas, je n'ai pas regardé ! J'avais emmené de la lecture !                                                                 
Tom : A côté de moi, j'avais deux hystériques qui ont applaudi Nadal quand il est arrivé sur le court, et après, plus rien ! Plus un bruit ! Je crois qu'ils ont fait la sieste.                                                                                                              
Jul : Pour moi, le tournoi est fini ... mais je vois quand même bien Gonzalez torcher Federer !
Tom : Oh, tu ne vas pas recommencer avec tes pronostics foireux !!

En photo, Fernando Gonzalez, le chilien, à l'entrainement. Ici, avec son coach Larry Stefanki, ancien joueur professionnel.

Par Jul
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Mardi 3 juin 2008

Tom et Jul viennent d'assister aux derniers 8è de finale. Ils se retrouvent comme d'habitude en sortant du stade.

Tom : T'as aimé ce match de Monfils ?
Jul : L'affiche était intéressante. Le jeune de Bobigny et Ljubicic et son allure de "grand frère", c'était original.
Tom : Et le jeu de Monfils, il te plait ?
Jul : Je crois qu'il se cherche encore .... Et je ne parviens pas à le considérer comme un joueur de tennis !
Tom : C'est à dire ...
Jul : Il n'a pas la morphologie d'un joueur de tennis ! C'est un basketteur, pour moi. J'ai vraiment l'impression qu'il n'est que de passage dans le tennis. Je ne le vois pas terminer sa carrière avec plus de 500 matches au compteur. Ils me font bien marrer les gens de sa famille, quand ils disent qu'ils le voient déjà gagner le tournoi !
Tom : Oui, leur naïveté est rigolote. Mais moi, je le trouve de plus en plus inventif, de plus en plus roublard.
Jul : Oui, en fouillant, on peut lui trouver un côté Chang, un côté Santoro ...
Tom : J'aime quand il est malicieux, quand il se met à faire des ronds ...
Jul : Quel que soit notre opinion le concernant, on ne peut pas nier le fait qu'il sauve un peu la deuxième semaine.
Tom : Oui, ça c'est vrai !
Jul : Parce que chez les dames, le tournoi est fini depuis bien longtemps ...
Tom : Quoi que la défaite de Sharapova ...
Jul : On le savait dès le début qu'elle allait perdre, elle !
Tom : Je parle d'autre chose, excuse, mais mardi c'est l'anniversaire de Nadal.
Jul : Almagro va lui faire une belle petite surprise. Il va amener les sarbacanes, les cotillons et les chapeaux pointus dans son sac. Sa mère a peut-être fait un cake, aussi.
Tom : Tu ne vas pas recommencer avec tes pronostics foireux !?
Jul : Je ne vais pas venir au stade mardi en me disant que Nadal va gagner 6/3, 6/3, 6/1, sinon je n'arriverai pas à me lever !
Tom : Tu crois vraiment qu'Almagro a les armes pour faire un truc ?                                                                               
Jul : Pire que ça, il va le faire chialer, pour son anniv. La fête va virer à la boucherie.                                                 
Tom : C'est horrible !                                                                                                                                                                    
Jul : Je pense que l'on va vivre un des plus grands moments du tournoi depuis des années et des années.      
Tom : Si Nadal le torche, qu'est-ce que tu fais ?
Jul : Je ne mettrais plus jamais les pieds à Roland Garros !
Tom : Carrément ?
Jul : Carrément !

Par Jul
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Mardi 3 juin 2008

Plus personne n'ose vraiment le dire, mais le génie de Federer finit par faire un peu chier. ça me rappelle cette phrase dans "Candide" de Voltaire, qui disait en gros "J'ai tellement vu de choses extraordinaires, qu'il n'y a y plus rien d'extraordinaire". Lundi, lors de sa conférence de presse d'après match, Julien Benneteau a estimé que Federer ne faisait pas qu'étouffer son adversaire par ses coups incroyables, mais qu'il étouffait également le public. C'est la première fois qu'on entend dire que Federer étouffe également le public de la bouche d'un joueur. Pendant le match, j'étais à côté d'un commentateur bien connu de Sport + qui s'étonnait de voir que l'ambiance n'était pas extraordinaire ... L'ambiance peut-être elle bonne lorsque Federer joue un second couteau ? Combien Federer a-t-il joué de grands matches en grand chelem contre un joueur qui n'est pas du top 10 ? 1 ? 2 ?

W.B, notre spécialiste des qualifications, est venu faire un tour pour voir jouer celui que les caves appellent le maître. Loin d'être étouffé par le jeu du joueur de tennis le moins drôle du monde, il est parvenu à déceler quelques points intéressants chez lui ...

"Federer vient de terminer son huitième face à Benneteau. Cela fut l’un des matchs traditionnels du numéro 1 mondial : quelques fulgurances entourées de multiples fautes directes. Jouer juste au-dessus de l’autre. Ne pas crier mais attendre que l’autre termine sa phrase pour la compléter et la ponctuer. J’ai longtemps été agacé. Moins depuis cette apres-midi.

On s’ennuie bien souvent mais le type nous dit qu’il a mal, qu’il n’y arrive pas assez quand le rythme n’est pas le bon. N’il y a-t-il pas quelque chose de slave dans cette attitude ? Une passion crasseuse et maléfique riche de masques aux figures de démons joueurs ? Avec une attitude profondément triste naviguant dans les griffes d’une fatalité effrayante.

Avant son avènement, Federer plongeait de match en match en longeant une frustration collant à son ombre. Les coups ne se ressemblaient pas. Ils étaient étrangers l’un à l’autre. Dislocation et colère au bout de la transpiration de l’effort. Mais la suite de défaites et promesses non tenues ont imposé un dialogue avec ces personnages parasites. Tenter de les comprendre. Aspirer à les dompter. Accepter ces ensembles disparates si noirs de bruits sourds. Et il sait bien qu’ils surgissent filant sur les failles de sa maîtrise. Peut-être plus encore durant ces 5 premiers mois. L’autre revient sale et tenace. Cacophonie intérieure. Il parle de 2012. Des JO de Londres. Il n’est pas certain que ses hurleurs resteront bien sages.

Il est peuplé Roger."

Par Jul
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Lundi 2 juin 2008

Laurent Luyat est ce monsieur en costard sur la terrasse, qui allie prétention agressive, assurance crasse et antipathie espiègle au moins aussi bien que le journaliste de France Inter qui couvre le tournoi. Comment apprécier Laurent Luyat ? Est-ce possible ? Il n'intervient que pour balancer la pub, annoncer l'interruption des matches par la pluie, la fin de la retransmission télévisée pour laisser la place à "c'est pas sorcier", ou la défaite d'un français. Bref, sa tronche est devenu synonyme de mauvaise nouvelle. Oui, oui, messieurs dames, Laurent Luyat a fini par avoir une gueule de mauvaise nouvelle ...

On verrait très bien, dans un cauchemar, Luyat venir annoncer avec la calme obséquiosité des ordinnateurs de pompes-funèbres : "Monsieur le Tennis est mort dans la nuit du tant au tant. Il n'a pas souffert".

d'après J.Lourcelles.

Ci-dessus, la terrasse de France Télévision, qui ne sert strictement à rien. Ci dessous, Laurent Luyat ou l'art d'être impopulaire.

Par Jul
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Lundi 2 juin 2008

Rafael Nadal a été ovationné lors de son entrée sur le court ce dimanche soir. Il a été ovationné moins de deux heures plus tard, lorsqu'il en est ressorti. Entre ces deux moments ... rien. Le silence, la sieste, l'emmerdement le plus total. Pourquoi le public aime-t-il tellement ce joueur qui l'emmerde ? Le central était plein au début du match, à moitié vide à la fin (cf photo). Si Nadal gagne plus que les autres, c'est qu'il travaille plus que les autres. Comment peut-on être émerveillé par ça ? L'étonnant, ce serait, tel Mcenroe à la grande époque, de gagner plus en travaillant moins, non ?


Tom et Jul étaient à Roland Garros ce week-end. Ils n'ont pris aucun plaisir. La faute à Nadal et à Federer.

Jul : C'est moi où on s'est vraiment fait chier ce week-end ?
Tom : Ce n'était pas terrible, mais ça sera mieux lundi.
Jul : ça pouvait pas être pire. La grisaille, les numéros 1 et 2 qui passent en trois sets dans des matches qui n'ont pas présentés le moindre intérêt. 
Tom : C'est pas de leur faute s'il n'ont pas de concurrence.
Jul : Non, c'est de la mienne ! 
Tom : Tu tires la tronche, on dirait.
Jul : C'est de la faute des organisateurs des grands chelems ... Quand on est passé de 16 à 32 têtes de série au début de la décennie, ça a tout foutu en l'air !
Tom : C'est à dire ?
Jul : Que si on en était resté aux 16 têtes de série, on aurait pu avoir un premier tour Nadal / Hewitt, et un autre Federer / Stepanek ... avec ça, le tournoi aurait peut-être eu un autre gueule.
Tom : Tu parles comme si le tournoi était fini ?
Jul : Il EST fini. En demi, Federer va battre Ferrer en 4 sets, et Nadal va battre Djokovic en 3. En finale, Nadal battra Federer en 4 sets. Voilà ...
Tom : tu reviens quand même demain ?
Jul : Oui. J'ai malheureusement l'ambition et l'espoir d'assister à un chef d'oeuvre cette année ...
Par Jul
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Samedi 31 mai 2008
Ce n'est bien évidemment pas la tribune présidentielle du central, mais la fosse aux photographes du court numéro 1 ...
Il n'y a jamais grand monde, voir parfois carrément personne. Et voici la vue (photo ci-dessous).


Il y a quand même des inconvénients ! Quand on passe la tête par l'un des trous pour voir le match, notre bon sens peut être rudement mis à l'épreuve. Ainsi, pendant le match de Julien Benneteau contre le colombien Alejandro Falla, j'ai pu constater que la bâche avait été repliée n'importe comment (voir photo ci-dessous) et qu'elle n'avait pas du tout été déposée parallèlement aux bords du grillage. N'ayant pas le bras assez long pour la mettre bien comme il faut, j'ai dû quitter la fosse. J'espère qu'elle sera bien mise ce samedi pour le match entre Ginepri et Serra, sinon je ne pourrai pas suivre le match en toute quiètude.

Par Jul
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Samedi 31 mai 2008

Tom et Jul se retrouvent à la sortie du Stade Roland Garros après cette belle journée de vendredi, durant laquelle on a commencé le troisième tour. Ils évoquent les français et les françaises, Henri Leconte, et les cheveux de Gulbis.

Tom : Encore une journée magnifique, non ?
Jul : Ce petit Chardy m'étonne, mais ne me fait pas vibrer ....
Tom : Pourquoi ?
Jul : Je ne sais pas. Il n'a pas le petit truc en plus. On croirait un film de
Tom : Tu te rends compte de ce que tu dis ? Il a quand même battu Tursunov et Nalbandian ! Et Llodra alors, qu'est-ce que t'en as pensé ?

Souvenirs d'Henri

Jul : J'ai évidemment pensé à Leconte. c'est la première fois que Llodra jouait sur le central. C'est donc le premier attaquant français à avoir gagné un match sur le central depuis ... Leconte en 1992 ! 
Tom : Forget n'a pas gagné de match sur le central après 92 ?
Jul : Non. Et Si Johnny est le seul rocker qui n'a jamais fait de rock, Guy est le seul attaquant qui ne montait jamais au filet. 
Tom : C'est vrai que Forget, fallait vraiment qu'il est envie de pisser pour qu'il monte au filet. 
Jul : Là, ce qui me gêne, c'est que je n'arrive pas à savoir vers où le tournoi va ...
Tom : C'est mieux que l'année dernière à ce niveau là, non !?
Jul : Largement. ça fait plusieurs années que le tournoi n'a pas été aussi excitant. Au moins depuis 2004 ou 2003 !
Tom : T'as été voir Gulbis ? 
Jul : Oui, j'ai essayé, mais j'ai encore le même problème : je scotche sur ses cheveux et je n'arrive pas à me concentrer sur le match. Je ne suis resté que 5 minutes à son match contre Lapentti ! Je n'ai pas pu ... Je ne sais pas comment je vais faire pour le match Llodra / Gulbis.   
Tom : Tu vas aller voir Nadal / Verdasco dimanche ?
Jul : Je ne sais pas. Le voir se faire applaudir à tout rompre, par tout le monde, me fait parfois très mal.
Tom : Je sais. Ce qui est bizarre, c'est qu'on a jamais aimé les champions en France. Souviens-toi de Lendl, Courier, Bruguera .... le public ne les a jamais vraiment soutenu. Et, là, j'ai l'impression que le public veut le voir gagner une quatrième fois ! C'est hallucinant !
Jul : Les gens le soutiennent, mais je ne suis pas sûr qu'ils aiment sa vulgarité crasse, son côté laborieux et sa lourdeur. C'est pour ça que le règne de Nadal me fait penser au chemin que risque de suivre Nicolas Sarkozy. A en croire les sondages et l'humeur ambiante, personne n'aime Sarkozy en France, et pourtant, il passera certainement encore largement en 2012. C'est pareil avec Nadal. Les gens préfèrent le soutenir lui, plutôt qu'un autre joueur qu'ils ne connaissent pas. Ils préfèrent quelque chose qu'ils connaissent, même si cette chose n'est pas terrible, plutôt que quelque chose d'inconnu qui pourrait éventuellement être mieux, mais qui pourrait aussi être pire. Je suis d'ailleurs persuadé que Sarkozy va venir voir Nadal d'ici la fin du tournoi ...

Par Jul
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